Acceuil

Buts et Objectifs

Notre histoire

L'Histoire

Nous joindre

Liens

Recrutement

Photo et archive

 

L’Ordre du Temple

La fondation

La création des templiers remonte au temps des croisades. La chrétienté cherche à libérer les lieux saints des musulmans et en 1099, ils réussissent à prendre Jérusalem. Après des années de bonne administration, certains chevaliers vieillissent, prennent le chemin de l’Europe ou meurent. C’est dans un contexte où les routes de la Terre Sainte étaient peu sécuritaires pour les pèlerins que certains chevaliers vont faire le vœu de les protéger. Hugues de Payns est un des premiers, lui et ses compagnons vers 1119 et de façon isolé vont décider d’offrir leur protection. Les neufs premiers auraient été : Hugues de Payns, Godefroy de Saint-Omer, Godefroy de Saint-Adémar, Rosal (Roral), André de Montbard, Gondemart, Payen de Montdésir, Archambault de Saint-Agan et Goedefot Bisol. Ils étaient donc un très petit nombre pour la tâche à accomplir. La cération de Templiers est spontanée et sert une cause importante de ce temps. C’est lorsqu’ils vont prononcer leurs vœux devant Baudoin II qu’ils seront appelés les Templiers et c’est en 1126 et grâce à la collaboration d’un nouveau frère, Hugues de Champagne qu l’Ordre deviendra officiellement religieux.

 

La règle

Le concile de Troyes en 1128 à permis aux Templiers de se doter d’une règle. Cette règle d’abord écrite en latin vise à leur donner une structure d’ordre
religieux. Les vœux de chasteté, de pauvreté, d’obéissance, les repas en commun et les devoirs religieux quotidiens  (matines, messes, vêpres et complies) en font partis. Ils devront faire carême,  ne  pas manger de la viande plus de trois fois par semaine, garder le silence en dehors des activités de service mais ils ont le droit de se battre. Leurs armes, armures et étriers ne doivent pas être en or ou d’un autre métal brillant. Ils font vœu de pauvreté mais ils ont le droit de recevoir des offrandes et de posséder des terres. Ce n’est là qu’un court aperçu de toutes leurs règles.

L’organisation

L’ordre templier a une organisation hiérarchique de type féodale avec certains traits de démocratie. À la tête du Temple, il y a le Maître. Ce Maître est le représentant de l’Ordre, il est élu par le principe de la majorité par un conseil composé de frères templiers qui sont eux-mêmes désignés par l’ensemble des dignitaires et commandeur du Temple. Le rôle du Maître est surtout d’approuver les décisions du Chapitre général mais il garde un certain pouvoir discrétionnaire. Le Maître est assisté par un sénéchal qui est le lieutenant du Temple, sa fonction principale est de remplacer le Maître lorsqu’il s’absente. Le deuxième assistant du Maître est le maréchal qui est le chef militaire, responsable des effectifs et de l’armement. Il y a ensuite les commandeurs de maison qui sont des représentants dans leur province et assurent la liaison avec les chevaliers. Puis, il y a les frères chapelains. L’organisation des pouvoirs est très rigoureuse et dicte même la répartition des chevaux, le Maître en a quatre, les chevaliers, trois et les sergents, un.

Les croyances

Le christianisme condamne la guerre, mais la théologie chrétienne permet une guerre juste lorsque tous les autres moyens ont échoué pour défendre son droit. C’est dans ce contexte du 12e et 13e siècle que les valeurs du christianisme et de la chevalerie vont se mêler. Le Templier a un statut de moine soldat, il manie les armes pour le service de Dieu dans le noble but de délivrer le tombeau du Christ. Son rôle est d’aider les pèlerins, garder les lieux saints et prier aussi souvent possible, rien d’autre ne devait compter pour lui que ses devoirs : service et dévouement.

Fin de l’Ordre

La mort du Temple découle de plusieurs facteurs et événements. D’abord, il faut mentionner la grande baisse de popularité du Temple au près du peuple. Le Temple en serait venu à se préoccuper davantage de sa richesse que de prendre part à des campagnes lesquelles étaient souvent des échecs. Les liens que le Temple avait tissés avec les Musulmans étaient vus d’un très mauvais œil et perçu comme de la traîtrise. Au sein même du Temple, les opinions étaient divisées sur le fait de poursuivre la guerre et le grand Maître, Jacques de Molay n’a pas réussit à les réunifier. Le Pape Clément V proposa une fusion des Templiers et  des Hospitaliers ce qui aurait pu sauver l’Ordre mais de Molay refusa car le nouvel Ordre créé serait dépendant du roi de France, Philippe le Bel. La mauvaise réputation des Templiers s’agrandit, aidée par les accusations de Philippe le Bel, les critiques d’orgueil et d’avarice passèrent à celles de d’hérésie et  d’idolâtrie. Philippe le Bel décida, le 13 octobre 1307 d’arrêter les Templiers de France sous ses accusations. Un mois plus tard, le pape ordonnait l’arrestation de tous les Templiers. Ils furent soumis à des interrogatoires et à la torture, certains avouèrent des crimes et d’autres résistèrent. Le pape manipulé par le roi approuva la bulle Vox in excelso et le Temple fut dissout. En fait les Templiers auront servit d’enjeu dans la lutte de pouvoir entre Philippe le Bel et le pape Clément V.

Autres informations

La devise du temple :
«Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam» ce qui signifie
«Pas à nous, Seigneur, pas à nous, mais à ton Nom donne la gloire»

Le cri de guerre :
À moi beau sire, baucéant à la rescousse.

Événements et dates importantes entre 1200 et 1300

 

1202-1204 : Prise de Constantinople par les croisés, quatrième croisade

1215 : Concile de Latran IV; bulle de croisade

1216 : Mort du Pape Innocent II

1217-1221 : Cinquième croisade

1228-1229 : Croisade de Frédéric II, empereur et roi de Sicile. Sixième croisade : récupération de  Jérusalem.

1229 : Début de la querelle entre l’Empereur et les Templiers

1244 : Perte définitive de Jérusalem par les latins

1248-1254 : Septième croisade

1261 : Élection du Pape Urbain IV

1269 : Hugues III de Chypre devient roi de Jérusalem

1270 : Huitième croisade, chute de Saint-Jean d’Acre

1274 : Deuxième concile de Lyon

1285 : Philippe le Bel est sacré roi de France à Reims

1292 : Jacques de Molay devient Grand Maître de l’Ordre

1296 : Jacques de Molay pend parti pour le pape Boniface  VII, contre Philippe le Bel


Les Grands Maîtres de l’Ordre

Hugues de Payns, fondateur et maître de l’Ordre, 1118-1136

Robert de Craon, 1136-1149

Evrard des Barres, 1149-1151

Bernard de Tremelay, 1151-1153

André de Montbard, 1154-1156

Bertrand de Blanchefort, 1156-1169

Philippe de Milly, 1169-1171

Eudes de Saint-Amand, 1171-1180

Arnaud de Toroge, 1180-1184

Gérard de Ridefort, 1184-1189

Robert de Sablé, 1191-1193

Gilbert Horal, 1193-1200

Philippe de Plessis, 1201-1209

Guillaume de Chartres, 1210-1218

Pierre de Montaigu, 1218-1232

Armand de Périgord, 1232-1247

Guillaume de  Sonnac, 1247-1250

Renaud de Vichiers, 1250-1252

Thomas Béraud, 1252-1273

Guillaume de Beaujeu, 1273-1291

Thibaud Gaudin, 1291-1292

Jacques de Molay, 1292-1312